Lexique
Généralités
L’autorité organisatrice de transport est la personne publique qui est responsable de l’organisation des transports publics de voyageurs. En Île-de-France, c’est le syndicat des transports d’Île-de-France (STIF) qui remplit cette fonction.
Le transport public recouvre tous les transports de personnes ou de marchandises à l’exception de ceux organisés par des personnes publiques ou privées pour leur propre compte (article 5 alinéa 5 de la loi d’orientation des transports intérieurs du 30 décembre 1982 dite LOTI, comme par exemple les navettes d’entreprise).
En Île-de-France, le transport public de voyageurs relève de la compétence du Syndicat des Transports d’Île-de-France (STIF). Les services de transport public peuvent être des lignes régulières (les itinéraires, les points d’arrêt, les fréquences, les horaires et les tarifs sont fixés et publiés à l’avance) mais aussi des transports à la demande (itinéraire déterminé en partie en fonction de la demande des usagers).
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Les modes ou offres de transport
Les modes doux désignent des modes de transport actif, non motorisés comme la marche, mais pouvant être mécanisés comme le vélo, les rollers, la planche à roulettes, les poussettes, etc. Outre leurs bénéfices pour notre santé, ces modes dépourvus de motorisation ne consomment aucune énergie fossile et ne dégagent aucun polluant atmosphérique et aucun gaz à effet de serre.
Les modes alternatifs sont des modes de transport qui constituent une alternative à l’utilisation de mode de transport motorisé individuel (auto en solo et deux-roues motorisés).
Quelques exemples de modes alternatifs :
- les modes doux individuels : marche, roller, vélo, trottinette, etc.
- les transports collectifs (train, bus, car, tramway, métro, etc.)
- les taxis
- le covoiturage
- la voiture partagée ou auto-partage
- les vélos en libre-service
- les bus pédestres ou cyclistes
Le transport collectif ou transport en commun désigne un mode permettant de transporter plusieurs personnes (3 passagers minimum) à l’aide d’un véhicule conduit par un chauffeur professionnel. L’accès au service nécessite un titre de transport ou un abonnement (en général payant). L’expression est généralement utilisée pour désigner des modes de transport par voie de terre (bus, tramways et trains, navettes communales…) ou par voie d’eau (navette fluviale) ; elle est rarement utilisée pour le transport aérien.
Le covoiturage désigne le fait de regrouper plusieurs personnes dans une même voiture pour effectuer un parcours commun. Le conducteur (non professionnel) partage son véhicule pour tout ou partie de son trajet, quel que soit le motif (domicile-travail, domicile-étude, longue distance, loisirs, etc) avec les personnes de son choix (amis, voisins, collègues, mise en relation via Internet…). Les passagers peuvent verser au conducteurs une idemnités dans la limite des barêmes fiscaux (pas de rémunération).
Le covoiturage permet de diminuer le nombre de voitures en circulation en augmentant le taux d’occupation des voitures (le plus souvent la voiture ne transportant que son conducteur). Le covoiturage s’oppose ainsi à l’autosolisme (une seule personne par voiture).
De nombreux PDE ont inscrit le covoiturage dans leur plan d’action, comme par exemple PDE Air France, ou PDIE Chatillon Montrouge.
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L’ autopartage est une forme de location très courte durée qui permet de partager un véhicule entre plusieurs usagers qui en ont besoin à des moments différents. Ce service est accessible sur réservation généralement et selon les tarifs et modalités fixés par l’opérateur.
En distinguant l’usage et la possession, l’autopartage vise à réduire le nombre de voitures nécessaires à la réalisation d’un même nombre de trajets. Ce mode de transport offre une alternative à l’acquisition qui contribue à un usage rationnel de la voiture et facilite le développement de pratiques multimodales.
Dans un PDE, l’autopartage permet de réduire les coûts tant pour l’employeur que pour l’employé tout en répondant aux besoins ponctuels ou spécifiques des salariés.
De nombreuses sociétés d’autopartage sont désormais présentes sur le marché francilien et des solutions d’autopartage dédiées aux entreprises commencent également à voir le jour.
Plusieurs entreprises en Île-de-France (ICADE, ADOR Orly – Rungis…) ont développé des services d’autopartage salariés dans le cadre de leur PDE ou PDIE en contractualisant avec un opérateur.
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Les parcs-relais désignent des parkings créés à proximité des gares ferroviaires et routières pour encourager et faciliter l’intermodalité voiture + transports collectifs.
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Lexique sur la mobilité
L’agence de mobilité (ou centrale de mobilité), ou encore agence locale de mobilité (ALM) a pour vocation de faciliter l’accès à la mobilité durable et développer l’usage de modes de déplacements alternatifs à la voiture solo. Par son action sur les changements de pratiques de mobilité, elle contribue aux politiques territoriales de développement durable.
Sur le territoire où elle intervient, elle peut, concrètement, contribuer à optimiser l’usage des moyens de déplacements alternatifs existants (information, sensibilisation, conseil en mobilité aux particuliers, aux employeurs, aux communes) et apporter de nouveaux services complémentaires (covoiturage, autopartage, location de vélos …) et des services facilitant l’accès et l’usage de modes alternatifs (vente de titres TC, gardiennage et entretien de vélos, …).
Au sens strict, la mobilité se définit par la capacité des personnes à se déplacer -et des biens à être transportés- d’un endroit à un autre. La mobilité quotidienne désigne le nombre de déplacements réalisés par jour et par personne (de plus de sept ans).
L’intermodalité désigne l’utilisation de plusieurs modes de transport au cours d’un même déplacement ; elle vise à réduire l’usage de la voiture particulière et les nuisances qu’elle génère au profit d’un usage combiné de différents modes moins polluants : train + marche, covoiturage + bus, vélos, auto-partage + métro, etc.
La multimodalité désigne une offre de transport sur un territoire ou sur un site ou le choix et le fait (pour un individu) d’avoir recours à plusieurs modes de transport plutôt qu’à un mode unique (monomodalité). Ce terme ne doit pas être confondu avec l’intermodalité où l’usage de plusieurs modes intervient au cours d’un même trajet. Ainsi, on parle de :
- pôle multimodal : espace, généralement une gare, rassemblant plusieurs moyens de transport (trains, cars, bus, transport à la demande, taxis, locations de vélos) et l’information sur ces modes ;
- pratiques multimodales : choix et comportements de citoyens orientés vers l’utilisation de plusieurs modes de transport dans ses habitudes de déplacements.
Le déplacement se caractérise par une origine et une destination, un motif et un mode de transport. Il sert d’unité de mesure de la mobilité quotidienne. Les déplacements pendulaires (ou migrations alternantes) sont les déplacements quotidiens réalisés entre le domicile et le lieu le travail.
Le partage modal (ou répartition modale) et les parts modales sont des termes qui désignent la répartition d’un volume de déplacements entre différents modes de transport. On parle de part modale pour désigner la portion représentée par un mode sur la totalité des déplacements (part modale de la marche, du vélo …).
Le transfert ou report modal désigne le fait, pour un individu ou un groupe d’individus, de changer son mode de déplacement habituel pour un autre mode sur un trajet donné. En général, on parle du report modal de la voiture vers des modes alternatifs.
L’éco-mobilité désigne, pour un décideur public, une entreprise comme pour un particulier, le fait de privilégier la multimodalité en encourageant le recours aux modes alternatifs à la voiture individuelle. Pour un décideur public ou une entreprise cela passe par des mesures en aménagement de voirie, des équipements, de la pédagogie ou sensibilisation, de l’information… Moins consommateurs d’énergie, moins émetteurs de polluants et de gaz à effet de serre, les modes alternatifs (marche, vélo, transports collectifs, covoiturage, etc.) sont aussi plus favorables à la santé, à la sécurité et à la convivialité.
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Politique de transport & mobilité
Le Plan de Déplacements Urbains dit PDU a été rendu obligatoire pour les agglomérations de plus de 100 000 habitants par la Loi sur l’Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Énergie du 30 décembre 1996 (LAURE) qui préconise en outre six grandes orientations :
- diminuer le trafic automobile ;
- développer les transports collectifs, la marche à pied et le vélo ;
- exploiter au mieux le réseau routier existant ;
- organiser le stationnement ;
- réduire les nuisances du transport des marchandises en ville ;
- inciter les employeurs à faciliter l’usage, pour leur personnel, des transports en commun et du covoiturage.
En Île-de-France, le PDU a été élaboré à l’échelle de la région. Le PDUIF (Plan de Déplacements Urbains d’Île-de-France- 15/12/2000) est un document de planification qui définit les principes d’organisation des déplacements de personnes et du transport de marchandises, de la circulation et du stationnement à l’échelle régionale.
Pilotés par les intercommunalités, les Plans Locaux de Déplacements dit PLD sont la déclinaison et l’outil de mise en œuvre du PDU à un niveau local. Ils transposent les orientations régionales dans la planification locale et programment des actions en cohérence. La démarche repose sur la concertation entre les acteurs des déplacements : pouvoirs publics, élus, techniciens, usagers et transporteurs.
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Vocabulaire vélos
Un aménagement cyclable désigne tout type d’intervention sur la voirie contribuant à la continuité d’un itinéraire cyclable, sous forme de piste cyclable, de bande cyclable, de voie ou couloir de bus ouverts au vélo, de contresens cyclable, de véloroute et de voie verte.
Les parcs à vélos sont des emplacements avec dispositifs d’accrochage (arceaux…), abrités et éclairés, réservés au stationnement des vélos sur l’espace public (sur la chaussée, une place commerçante ou à côté d’une gare) ou privé (cour d’une entreprise). Dans certains cas, les parcs peuvent être gardés ou surveillés, pour limiter les risques de vol lors de stationnements prolongés. Le stationnement est alors le plus souvent payant, et des services peuvent être associés au gardiennage : petites réparations, entretien courant, etc. On parle alors plus souvent de pôle-vélos.
Un pôle-vélos est un lieu offrant divers services aux cyclistes : location de vélos, gardiennage, entretien, informations sur les itinéraires, ventes d’accessoires pratiques. Ils sont situés généralement à proximité de stations de transports publics (gares), afin de favoriser l’intermodalité transports collectifs + vélo.
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Les nouvelles formes du travail
Les télécentres ou bureaux de ville : c’est la mise à disposition des salariés de locaux professionnels à divers endroits du territoire afin de leur permettre ponctuellement ou régulièrement de travailler plus près de leur domicile.
Ces locaux peuvent être propres à une seule entreprise, ou bien partagés entre plusieurs sociétés, ou encore mis à disposition par la collectivité.
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Le télétravail : c’est la possibilité offerte à un salarié de travailler dans d’autres endroits que son bureau : à domicile, dans des bureaux de ville…
Le télétravail vise à éviter des déplacements domicile travail tout en offrant au salarié la possibilité de rester connecté à l’entreprise.
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Les visioconférences, c’est l’organisation de réunions entre plusieurs personnes situées géographiquement dans des lieux différents.
L’utilisation des NTIC ouvre de nouvelles possibilités d’organisation qui visent à limiter les besoins de déplacements professionnels sans limiter l’activité de l’entreprise.
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