Mobilité : s’adapter aux nouveaux modes de travail

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Modifié le : 
05 juil 2017
Multiplication des activités, des lieux de travail, diversification des horaires… en 10 ans, la mobilité a évolué avec un monde du travail en pleine mutation et en impactant la ville et les territoires. Des nouveaux enjeux émergent et l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme d’Île-de-France rappelle ces mutations pour mieux envisager les changements futurs.

Essor de la pluriactivité

Selon la publication de l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme, la flexibilité de l’emploi mais aussi les nouvelles formes de contrats (à temps partiel ou temporaires) ont provoqué des changements importants dans les comportements des salariés. En effet, 20% des Franciliens ont un lieu de travail variable, multipliant ainsi le nombre de déplacements pour aller de l’un à l’autre. Ce taux a doublé en 10 ans, touchant principalement les artisans, commerçants et chefs d’entreprise.

Des changements induits par l’essor du numérique

Le numérique a participé à abolir les distances et fait émerger de nouvelles possibilités d’organisation pour les entreprises. Dans les entreprises de plus de 500 salariés, le taux d’équipement en supports mobiles (smartphones, tablettes, ordinateurs portables…) est de 92%. Ces outils de travail collaboratifs ont facilité le travail à distance.

Le domicile, les espaces de coworking, les télécentres et les fab labs sont autant de « tiers lieux » en plein essor. S’il reste occasionnel dans 67% des cas, le travail à distance est de plus en plus répandu. Les changements induits par le numérique s’opèrent également au niveau des horaires de travail, plus souples.

Les solutions de mobilité adaptées  à ces nouveaux modes de travail

Les acteurs économiques locaux ont mis en place des mesures pour permettre aux entreprises et aux travailleurs de s’adapter à ces nouveaux modes de travail avec plusieurs propositions :

  • des concertations locales pour réguler les heures de pointe ;
  • faciliter la circulation des vélos et des piétons ;
  • mailler le territoire en tiers lieux ;
  • favoriser les espaces de partage de véhicules ;
  • développer l’offre de transports en commun (de petite taille, en horaires décalés ou encore à la demande).

Par exemple, une quinzaine de collectivités (dont Paris) dispose d’un «bureau des temps » pour réfléchir à des réaménagements du temps de travail, dans le but d’améliorer la qualité de vie des habitants et réduire le trafic en heures de pointe.

La région Île-de-France a quant à elle prévu le déploiement de 1000 tiers lieux disposant d’une desserte en transports collectifs pour 2021.