Quelles formes de mobilité en 2030 ?

Etude
Modifié le : 
13 avr 2017
La densité de population urbaine devrait augmenter de près de 30 % d’ici 2030 selon un rapport établi d'octobre 2016. Dans une quinzaine d’années, six personnes sur dix vivront dans une métropole. La mobilité est donc un enjeu majeur et l’enquête dresse un tableau des solutions qui pourraient être adoptées d’ici 2030.

Des solutions à adopter selon les spécificités de chaque ville

Selon un rapport des groupes Bloomberg et McKinley, chaque ville, selon ses spécificités, son économie et sa culture, adoptera des solutions différentes. Difficile de voir des villes très densément peuplées comme Bombay ou Mexico, adopter le principe du véhicule autonome alors qu’elles manquent d’infrastructures et que les règles de conduite ne sont pas respectées. Elles devront donc développer d’autres solutions plus adaptées.

D’autres villes qui encouragent déjà la pratique du vélo, les transports en commun ou même la marche pourraient voir ces modes de transport adoptés encore plus largement. Amsterdam, Singapour ou Stockholm sont des exemples à suivre pour des villes partageant les mêmes caractéristiques.

Le développement des énergies alternatives

L’une des grandes tendances identifiées est l’augmentation du nombre de véhicules électriques ou hybrides. Déjà multiplié par 8 en l’espace de 5 ans, il va encore s'accroître avec la baisse du prix des batteries. La demande croissante pour des flottes partagées peut aussi y contribuer.

Le recours à ce type de véhicule pourrait répondre à une demande de mobilité dans les régions périurbaines. Mais il nécessite une prise en compte du risque d'encombrement de la circulation si la voiture est trop souvent utilisée par un seul passager.

De nouvelles solutions de mobilité partagée

La mobilité partagée fait aussi partie des axes majeurs du rapport. Et notamment les flottes de véhicules électriques ou hybrides en entreprise, en commun ou pour les particuliers. Le recours à des services de chauffeurs est également évoqué. Dans de grandes villes comme Londres ou  Chicago, le rapport cite les déplacements à la demande, parfois en auto-conduite, parfois en commun avec un réseau de plus grande qualité. Cela nécessitera aussi un recours à des logiciels plus pointus pour gérer les flux de trafic.

Pour réussir à mettre en place des modes de transport plus propres et moins coûteux pour leurs utilisateurs, des passerelles doivent être proposées entre les services publics et privés. Selon le rapport, les habitants des villes circuleront 20 à 50 % de plus grâce à des transports plus performants et plus partagés.

C’est tout l’enjeu de la mise en place des PDE et PDIE qui permettent dès à présent de créer déjà les conditions de mobilité de demain.